La tonnellerie de Yoichi

On vous a présenté la semaine dernière les typologies de fûts aux formes et aux origines variées. Cette semaine, cap sur l’île d’Hokkaido jusqu’au cœur de la tonnellerie de Yoichi, l’une des deux distilleries appartenant à la célèbre maison Nikka.

Pour mieux comprendre le whisky japonais, il faut déjà se pencher sur ses origines. Il y a tout juste 80 ans, Masataka Taketsuru fondait Yoichi avec pour seul objectif de produire un single malt d’influence écossaise au Japon. Avec son climat tempéré et une eau pure en abondance, imprégnée par la tourbe environnante, l’île d’Hokkaido était le lieu parfait pour voir naître les fondations de sa première distillerie. Tadashi Sakuma nous le confiait encore récemment : le style du single malt Yoichi est tourné vers la tourbe.

La distillerie possède désormais sa propre tonnellerie et apporte un soin tout particulier à la conception de ses fûts. Réalisés en partie avec des douelles de fûts de premier remplissage, les hogsheads sont couramment utilisés et subissent la plupart du temps un bousinage (ou « carbonisation ») d’intensité plus ou moins forte avant d’être mis en contact avec le futur whisky. Ce procédé permet de mettre à disposition du whisky les composés aromatiques du chêne des couches sous-jacentes en plus d’emprisonner les arômes soufrés au cours du vieillissement. Charles MacLean nous explique en détail tous ces phénomènes dans le Whisky Mag N°50 « Réactions en Chêne ». Place aux images, bien plus parlantes qu’un long discours !

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