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Maverick Drinks, le gin dans tous ses états

Maverick Drinks, maison anglaise de spiritueux ayant fait de son esprit décalé sa marque de fabrique, était invitée à la boutique LMDW Fine Spirits samedi 9 mai pour la dégustation d’une belle sélection de ses produits. Animée par son « homme-lige » Michael Vachon, américain de naissance et anglais d’adoption, la dégustation Maverick Drinks s’inscrivait dans une thématique gin développée dans la boutique du carrefour de l’Odéon, et s’est donc principalement focalisée sur quatre gammes phares de la maison : Professor Cornelius Ampleforth, Origin, The Handmade Cocktail et Bitter Bastards.

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Michael Vachon est venu présenter les produits Maverick Drinks à LMDW Fine Spirits.

Histoire de marquer (et d’ouvrir ?) les esprits, la dégustation a débuté avec quatre gins de la marque Professor Cornelius Ampleforth : ces quatre produits font partie de la famille encore méconnue des Compound Gins (un style de production qui consiste à faire macérer des botaniques dans de l’alcool pur, sans passer par la traditionnelle étape d’une deuxième distillation). Michael a insisté pour que les participants les goûtent purs, sans tonic et sans glace ! La dégustation était lancée.

Gin dégusté pur

D’abord la version classique du Bathtub Gin (le terme « baignoire » en anglais fait référence à la production domestique, dans la baignoire, pratiquée pendant la prohibition aux Etats-Unis), s’est avérée douce, riche et simple d’accès : une belle introduction à la dégustation du gin à la manière d’une eau-de-vie.

Ensuite une version Old Tom a été proposée (style de gin adouci aux herbes et botaniques naturelles), plus moelleux en bouche mais sans la moindre « sucrosité », parfaitement équilibré et agréable à boire même à température ambiante. Une goutte d’eau réveille idéalement ses arômes.

Les amateurs ont également pu goûter une version Cask-Aged vieillie quelques mois en fût de FEW Bourbon Whiskey, marquée par des notes discrètes de douces épices (vanille, cannelle, poivre blanc), une fine amertume et de jolies notes d’agrumes (citron).

Une version Navy Strength qui, malgré son degré élevé de 57% n’a fait peur à personne, est venue clore la série des Bathtub Gins. Toujours doux et équilibré, il est étonnamment facile à boire et un peu plus floral que les autres versions.

Grâce à cette vive introduction, les participants ont découvert un style de gin plus rond et plus facile à boire mais aussi un mode de consommation totalement inimaginable pour la plupart d’entre-eux et finalement très apprécié.

Initiation aux terroirs

Pour suivre le fil conducteur du gin et creuser l’exploration de cette catégorie so British, Michael a ensuite proposé de participer à une dégustation comparative de deux gins embouteillés sous l’étiquette « Origin ». L’idée (de génie) consiste ici à élaborer une gamme de gin dont la différence repose sur l’origine du genièvre utilisé. Côte à côte donc, ont été dégustés Origin Veliki Freslav (Bulgarie) et Origin Istog (Kosovo). Le premier est plus chaleureux, plus rond et plus « méditerranéen », tandis que le second semble plus restreint, plus discret et plus minéral. Quelles que soient les opinions exprimées sur le goût de chacun, la démonstration fut limpide : le terroir d’origine du genièvre peut avoir un impact considérable sur le caractère final du gin.

HANDMADE COCKTAIL by Maverick Drinks

The world’s best cocktail ne peut pas afficher le nom officiel de son mélange…

En guise de pause, et pour permettre aux palais de se rééquilibrer après cette succession d’eaux-de-vie à la fois subtiles et très goûteuses, Michael a présenté deux produits de la gamme The Handmade Cocktail Co., des cocktails en bouteille. Le premier, tout simplement nommé The World’s Best Cocktail est connu sous un autre nom qui parle à tous les bartenders du monde, mais que Maverick Drinks ne peut pas afficher sur l’étiquette suite à l’intervention d’une marque de whiskey américain… qui ne peut elle-même pas être citée ! Bref, ce fameux cocktail réalisé à base de whisky et de cognac, d’une dose de bitter et d’une note d’absinthe, a été servi avec quelques glaçons : frais, doux et épicé, il dévoile une quantité de notes de réglisse, de vanille et de cerise de marasquin, suivies par le chocolat noir et la guimauve. Le deuxième cocktail, quant à lui non soumis aux aléas du « copyright », affiche fièrement son nom : The Negroni. Plus doux que la plupart des versions servies dans les bars à la mode à Paris, il doit son caractère rond et facile à boire à l’inclusion d’une forte dose d’Aperol.

Enfin, pour les amateurs les plus avertis ou tout simplement les plus curieux, il a été possible de goûter une sélection de cocktail bitters, ces liqueurs aromates si appréciées des bartenders. Vendues sous le nom de Bitter Bastards (« enfoirés amers » !), ces liqueurs sont fabriquées à la main dans le sud de Londres. Parmi la dizaine de cuvées présentées, deux m’ont particulièrement marqué : Cumin et White Truffle. Le premier m’a impressionné par son côté gourmand, le deuxième par sa texture olfactive et par des notes qui m’ont rappelé le pain de mie anglais. Étonnant, mais parfait pour terminer cette dégustations d’alcools britanniques.

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Les plus curieux ont également pu s’essayer à la dégustation de Bitters.